Il y a quelques années, mon chien Cayou, un Golden Retreiver, est mort dans mes bras. Il souffrait de plus en plus et j’avais un rendez-vous avec le vétérinaire pour abréger ses souffrances à 15h30. Le matin, ma fille était à la maison donc avec lui mais elle quittait pour travailler à midi. À l’intérieur de moi ça me disait d’aller à la maison, ce que j’ai fait et quelques minutes après mon arrivée, Cayou a rendu l’âme en ma présence, j’étais tellement contente d’avoir suivi mon intuition et de ne pas l’avoir laissé partir seul.

Après cela, inconsciemment je me suis dit, c’est juste un chien, la vie continue et j’ai poursuivi mes activités comme si de rien n’était.

Le lendemain, j’avais un cours d’anglais en privé. Nous avions l’habitude de faire une partie du cours, une pause-café, puis la suite du cours. À mon arrivée, je lui raconte mon expérience de la veille, de façon détachée.

Il me regarde très sérieusement et me dit : « Viens, on va prendre tout de suite la pause-café ». Vlan! Direct au cœur, j’ai senti toute la peine que j’avais refoulée et toute la bienveillance qu’un inconnu avait pour moi et que moi-même, je n’avais pas eu.

Pour moi, ce moment a été une révélation, la présence de la peine et, en même temps, la douceur que cette bienveillance m’apportait.

Par la suite, quand j’ai raconté l’histoire de mon chien à d’autres personnes, je n’ai pas ressentie la même empathie que j’avais ressenti avec ce prof d’anglais et je me suis questionnée à ce sujet.

Voici ce que j’ai retenu de cet expérience.

Conscience de soi

Je n’étais pas consciente de ce que je vivais donc déconnectée de mes émotions. Souvent, si vous êtes comme moi, vous traversez votre vie en étant un peu « zombie », c’est à dire pas présente. Et si vous n’êtes pas présente à ce que vous vivez, c’est quand même là, et un jour ça va sortir d’une façon inappropriée causant des problèmes qui auraient probablement pu être évités. Est-ce que vous devez vous blâmer pour ça? Non! Dites-vous que vous n’étiez pas présente à vous, c’est un constat, pas un blâme et voyez si à l’avenir, vous serez capable d’augmenter la conscience et la présence à ce que vous vivez.

Bienveillance envers soi

Lors de cet événement, j’ai ressenti la bienveillance d’une personne qui aurait pu l’ignorer et pas beaucoup d’empathie de personnes plus près de moi. Est-ce un blâme? Non! Quelqu’un m’aurait raconté mon histoire. Je lui aurais sûrement dit : « Ah, c’est triste » mais sans plus. C’est difficile d’offrir à quelqu’un, quelque chose que vous ne vous offrez pas. Si vous êtes dure envers vous-même, vous risquez de l’être aussi avec les autres comme discuté dans l’article Comment prenez-vous vos décisions?

Aussi cette bienveillance qui était si douce à ressentir, vous pouvez vous l’offrir. Vous pouvez vous dire : « C’est vraiment difficile ce que je vis en ce moment » et vraiment ressentir l’émotion présente puis continuer : « Qu’est-ce qui me ferais du bien en ce moment? Comment pourrais-je mieux me supporter en ce moment difficile? » Prenez le temps de ressentir toute la douceur de la bienveillance que vous vous donnez, ça fait tellement de bien.

Essayez-le la prochaine fois que vous vivrez un moment difficile.

Francine

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